Une équipe de chercheurs de l'Institut Génétique Humaine à Montpellier et ses collaborateurs ont identifié la protéine cellulaire qui permet de bloquer l'infection par le VIH de certaines cellules. Une avancée dans la compréhension des mécanismes de contamination qui permettrait à terme de nouvelles stratégies vaccinales.
Un début de clef d'énigme dans la lutte contre le VIH aurait été trouvé. Il s'agirait de la découverte d'une protéine cellulaire, appelée SAMHD1, qui serait à l'origine de la non contamination par le virus des cellules de types dendritiques (CD), uniquement. Car en général, le VIH infecte plusieurs autres cellules, plus souvent les lymphocytes T CD4. Mais cette recherche, si elle est menée à bien, pourrait favoriser l'élaboration d'un vaccin voire un nouveau système immunitaire contre le VIH. Pour arriver à ce résultat, l'étude se divise en deux applications à réaliser.
« Il faut rendre ces cellules infectables pour touver un vaccin »
La première consisterait à « isoler la protéine SAMHD1 et de l'induire dans d'autres cellules pour voir si elle inhibe également le VIH autres parts », explique le Docteur Benkirane. Mais ceci ne serait pas une solution. Car la SAMHD1 a pour particularité sur les CD de chambouler leur capacité innée à trouver une réponse immunitaire. La deuxième application consiste donc à faire « que les CD détectent comme pathogène le VIH, poursuit le Dr Benkirane, pour qu'elle puisse jouer leur rô le de chef d'orchestre des réponses immunitaires ». Cette application consisterait donc à rendre ces cellules CD « infectables » pour « comprendre davantage les mécanismes de l’infection du VIH-1 et ses imbrications avec le système immunitaire », rajoute le professeur.Perspectives « extrêmement importantes »
« Sur le plan thérapeutique, ce que les médecins veulent c'est de pouvoir cibler les cellules dendritiques avec des vaccins pour qu'il y ait une réponse immunitaire adaptée. Avant ils ne pouvaient pas. Maintenant, ils peuvent », souligne encore le chercheur qui rappelle que la connaissance par la recherche de cette protéine SAMHD1 ouvre des perspectives « extrêmement importantes ».Les résultats de cette étude, menée par le Pr. Benkirane et ses collaborateurs de virologie moléculaire de l'Institut de génétique humaine du CNRS à Montpellier (sud) a été réalisée en collaboration avec deux autres équipes françaises, et ont été publiés dernièrement dans la prestigieuse revue britannique "Nature". Ces trois équipes ont encoreété spar l’ANRS, SIDACTION, la FRM et le Conseil Européen de la Recherche.


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